Management portuaire et multimodal, digitalisation et cybersécurité (MPMDC)

Établissement

ENCGT - Tanger

Niveau d'étude visé

Domaine d'étude

Diplôme recherché

M

  • OBJECTIFS    

Le Master MPMDC vise à former des futurs managers dans le domaine portuaire, que ce soit en termes de transport ou de logistique. Les étudiants seront formés également aux domaines de la digitalisation et de la cybersécurité afin de permettre une adaptation aux exigences du marché.
L’ENCG Tanger est l’emplacement d'études idéal à 45 km du port Tanger Med, premier port à conteneurs d’Afrique et de Méditerranée en volume, et quatrième port le plus efficace au monde parmi 350 ports à conteneurs, selon le Global container port performance index (CPPI, 2022). 

  • CONNAISSANCES    

Le Master MPMDC forme des étudiants capables de concevoir et de mettre en œuvre des solutions optimales dans le domaine du transport maritime et de la logistique portuaire.
Il permet ainsi de répondre aux besoins des opérateurs nationaux et internationaux, dans ces domaines cités que sont le transport maritime et la logistique portuaire. 

  • COMPETENCES    

Il est évident que les ports ont besoin de collaborateurs maitrisant bien la multimodalité, la gestion des big data et, malheureusement son corolaire : la cybersécurité. Cette formation arrive donc à point nommé pour permettre aux ports de compléter leurs équipes spécialisées et aux ports plus petits de s’assurer les services de personnes compétentes. Les services d’expansion ou de gestion opérationnelle des ports trouveront chez les futurs lauréats les profils qu’ils recherchent.
Mais au-delà des ports, beaucoup d’entreprises de la communauté portuaire pourront trouver chez eux des compétences précieuses, en particulier les manutentionnaires et les commissionnaires de transport qui ont besoin de gestionnaires polyvalents pour assister des responsables de site, voire prendre la responsabilité de petites unités chez les manutentionnaires et de petites agences chez les commissionnaires de transport.
Comprendre le monde maritime, en maitriser les principaux aspects juridiques, parler les langues du commerce international et savoir proposer aux clients des solutions multimodales rendront les futurs lauréats très autonomes dans des structures souvent éloignées des sièges sociaux. Le cursus proposé les préparera bien à la gestion pragmatique et réactive que nécessite ce type d’unités opérationnelles où la mise en œuvre immédiate de solutions adaptées aux besoins des clients et aux contraintes des opérateurs permet de conserver la fluidité nécessaire à la gestion des flux logistique internationaux.
Enfin, les services logistiques des gros chargeurs sont souvent en recherche de collaborateurs capables de construire des schémas logistiques complexes, de manager des appels d’offre multimodaux et de contrôler la performance des fournisseurs choisis. La spécialisation proposée reste très adaptée à ces besoins. 

Listes des modules

Semestre 1

M111    Activités et exploitation portuaire et maritime (I)
M112    Douane et opérations de transit
M113    Recherche opérationnelle appliquée
M114    Systèmes d’information logistique et portuaire 
M115    Contrôle de gestion et performance logistique
M116    Anglais 
M117    Développement personnel


Semestre 2

M121    Cybersécurité 
M122    Incoterms, assurances et transport international
M123    Leadership et conduite du changement
M124    Entrepreneuriat et techniques de communication
M125    Droit de la gestion portuaire 
M126    Méthodologies de recherche scientifique en sciences de gestion
M127    Activités et exploitation portuaire et maritime (II)


Semestre 3

M231    Modélisation statistique 
M232    Organisation d'une chaine logistique multimodale
M233    Cryptographie & block chain 
M234    Diagnostic et stratégies de développement portuaire
M235    Codes et conventions maritimes
M236    Marketing des services portuaires
M237    Audit des organisations portuaires


Semestre 4

Projet de fin d’études
(Equivalent à 6 modules disciplinaires)

Contacts :

Email

encgtanger@encgt.ma

Fax

Du lundi au vendredi de 8h à 18h.

(+212) 5 39 31 34 93

Adresse

Téléphone

Du lundi au vendredi de 8h à 18h.

(+212) 5 39 31 34 87/88

Coopérations

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Admission

I- Conditions et modalités d’accès à la filière 

Diplômes requis :

  • 3 ans après Bac
  • Tout diplôme équivalent

Prérequis pédagogiques spécifiques :

- Avoir au moins un niveau B1 en anglais ;

- Avoir un bon niveau en comptabilités ;

- Avoir un bon niveau en management des organisations ;

- Avoir un bon niveau en statistiques descriptives, calcul probabiliste ;

- Maîtrise de la langue d'enseignement ;

- Avoir les connaissances de base en informatique de base (système d’exploitation et tableurs).

Procédures de sélection :

  • Etude du dossier : (Spécifier les Modalités de sélection : mentions, nombre d’années d’études, notes des matières principales etc…)

Procédures de sélection :

Critères de sélection pour avoir la note du dossier

 

L’admission au Master Management portuaire et multimodal, digitalisation et cybersécurité est conditionnée par un critère de présélection obligatoire : le candidat doit être titulaire d’une licence en économie et/ou en gestion, ou d’un diplôme reconnu équivalent. Ce critère est de nature éliminatoire : seuls les dossiers répondant à cette exigence sont jugés recevables et admis à l’évaluation.
L’évaluation des dossiers de candidature au Master Management portuaire et multimodal, digitalisation et cybersécurité s’appuie sur quatre critères principaux, pour un total de 100 %. Chaque critère est détaillé ci-après, avec les niveaux et les scores correspondants.
- Le premier critère est la durée d’obtention du diplôme de licence (Bac+3), qui représente 15 % du total. Les candidats ayant validé les trois années de formation en trois ans, sans redoublement, obtiennent la totalité des quinze points. En cas d’un redoublement, soit une durée de quatre ans, la note attribuée est de dix points. Lorsque la durée d’obtention du diplôme est égale ou supérieure à cinq années, la note est nulle.
- Le deuxième critère concerne la mention obtenue à la licence (Bac+3), pondérée à hauteur de 20 %. Les candidats ayant obtenu une mention « Très bien » ou « Bien » se voient attribuer la totalité des vingt points. Une mention « Assez bien » donne droit à quinze points, tandis que l’absence de mention est valorisée à cinq points.
- Le troisième critère porte sur les notes obtenues dans les matières principales, qui sont définies par la commission de sélection et qui concernent notamment la logistique, le transport, l’économie, la gestion, l’informatique ou encore l’anglais. Ce critère est déterminant et pèse 35 %. Une moyenne des notes obtenues dans ces matières égale ou supérieure à 15 sur 20 dans ces matières donne la note maximale de trente-cinq points. Une moyenne comprise entre 13 et 14,99 entraîne l’attribution de trente points. Une moyenne comprise entre 11 et 12,99 est notée vingt-cinq points, et une moyenne comprise entre 10 et 10,99 est notée vingt points. Enfin, toute moyenne inférieure à 10 est sanctionnée par dix points seulement.
- Le quatrième critère correspond à la moyenne générale obtenue sur l’ensemble des six semestres de formation universitaire (S1 à S6). Ce critère, qui représente 30 % du total, évalue la régularité et la constance du parcours. Une moyenne générale égale ou supérieure à 14 sur 20 donne droit à trente points. Une moyenne comprise entre 12 et 13,99 est valorisée à vingt-cinq points. Une moyenne comprise entre 11 et 11,99 donne droit à vingt points, et une moyenne comprise entre 10 et 10,99 est sanctionnée par quinze points. Enfin, une moyenne générale inférieure à 10 entraîne une note de cinq points.
En résumé, le barème accorde la priorité aux résultats dans les matières principales (35 %) et à la moyenne générale du cycle (30 %), soit 65 % du total, tout en valorisant la régularité de la durée d’obtention du diplôme (15 %) et la mention finale de la licence ou équivalent (20 %).

II- Effectifs prévus par promotion : 

–    Promotion : 2024-2025 : 60
–    Promotion : 2025-2026 : 60
–    Promotion : 2026-2027 : 60

Débouchés

  • Le Master MPMDC permettra aux étudiants de postuler dans de nombreux secteurs, pour des postes très variés. Bien sûr, beaucoup des métiers concernés, compte tenu de leur spécificité et de leur technicité, nécessiteront de la part des étudiants une période d’accompagnement en entreprise avant d’être affectés à des responsabilités de fonction ou d’agences. En effet, l’un des avantages des secteurs concernés est de s’exercer dans des structures décentralisées, proches du terrain ce qui nécessite très vite une grande autonomie de fonctionnement accompagnée de décisions courantes financièrement importantes. Ainsi des personnes jeunes et actives peuvent être amenées à gérer des budgets importants. Dans d’autres secteurs de l’industrie et du commerce les mêmes personnes devraient attendre de très nombreuses années avant d’être investies d’aussi importantes responsabilités.
  • Compte tenu de l’étendue de leurs connaissances à la sortie du master, les étudiants pourront prétendre à des postes d’adjoint puis très vite de responsable dans les secteurs suivants, sans que cette liste soit exhaustive bien sûr.

1/ Domaine maritime

  • 1-A / Agent maritime – adjoint au chef de service. L’agent maritime est le représentant de l’armateur auprès des clients dans un port. Ce peut être une agence de la compagnie maritime ou une entreprise indépendante qui représente de nombreuses compagnies d’un même secteur géographique ou d’un même secteur du transport.
  • 1-B / Consignataire – adjoint au chef de service. Le consignataire est le représentant technique de l’armateur dans un port. IL s’assure que le bateau va trouver tout ce dont il a besoin pour que son escale se déroule au mieux. Il est donc en relation avec les services du port, la capitainerie, les lamaneurs, les remorqueurs, les pilotes, les avitailleurs, le manutentionnaire, etc. C’est métier varié, toujours en mouvement et très disponible pour les navires dont il a la charge
  • 1-C / Courtier maritime – opérateur de courtage / Le courtier maritime a deux activités : soit il achète et vend des navires soit il recherche pour ses clients des navires à affréter. L’opérateur de courtage suit certains clients ou certains flux pour faciliter les négociations entre compagnies maritimes et chargeurs.
  • 1-D / Manutentionnaire – adjoint au chef de plate-forme. Il aide le chef d’agence à gérer les activités sur sa plate-forme : planning, disponibilité du matériel, choix des prestataires pour le pré et post acheminent de la marchandise, contact avec les clients et les compagnies maritimes
  • 1-E / Autorité portuaire – chef de projet technique ou commercial. Aux côtés des chefs de services techniques, des responsables administratifs ou de la direction commerciale, il assiste les responsables dans la gestion des dossiers administratifs et commerciaux en rapport avec la direction de l’expansion, assure l présence du port dans les nombreuses commissions organisées par les administrations nationales ou territoriales pour préparer le plan de développements futurs du port.

2/ Gestion des flux

  • 2-A / Chargeurs – route manager – chef de section. Le chargeur est celui qui a des flux physiques à gérer. Selon la taille de ces derniers, il a besoin de personnes qui vont initier et gérer les flux entrants et sortants de l’entreprise. Ils travaillent parfois sur un segment de marché ou sur un secteur géographique du monde ou sur un ou plusieurs entrepôts au niveau national ou international. Le « route manager » est celui qui est spécialisé sur un axe spécifique : une zone ou un pays de départ vers une zone ou un pays d’arrivée. Il est un bon connaisseur de cet axe et se déplace régulièrement aux deux bouts de la chaine pour fluidifier au maximum les activités dont il a la charge.
  • 2-B / Le commissionnaire de transport – opérateurs maritime ou aérien ou routier ou multimodal. Il gère les opérations de transport pour le compte de ses clients. Il affrète les moyens de transport nécessaires pour déplacer les marchandises. Dans certains cas, c’est lui qui négocie les tarifs et organise la chaine de transport. Il devient rapidement chef de secteur dans des agences de terrain sur les ports ou dans les zones industrielles et commerciales ou le fret est abondant. Lui aussi peut être amené à gérer un axe particulier et devient route manager. Il peut aussi devenir chef de projet pour gérer des transports spéciaux : colis lourds ou hors norme (transport exceptionnel), livraison sur chantier, produits réglementés, etc… Il est souvent sollicité pour aider à régler les questions douanières. Il est souvent amené à se déplacer sur les chantiers.
  • 2-C / Logisticien – chef de secteur ou adjoint au directeur de site. Il participe à la gestion des plates-formes logistiques : gestion des équipes de manutentionnaires / préparateurs, animation des prestataires qui font la manutention, règlement des litiges avec les fournisseurs et les clients, préparation des plannings et entretien des équipements. C’est un travail de contact qui nécessite disponibilité et réactivité, d’attention et plates-formes.

3/ Gestion des risques

  • 3-A / Assureur – adjoint au chef de bureau. Il prépare et suit les dossiers de sinistre, s’assure que les procédures d’indemnisation sont respectées. Son champ d’activité est très large car il faut souvent intervenir à distance auprès d’interlocuteurs dont l’environnement économique est très différent du sien. Il faut être précis, patient, bien connaitre les arcanes du droit international des transports et être de bon niveau en anglais du business.
  • 3-B / Expert maritime – adjoint au chef de service. On ne devient pas expert maritime en 3 jours. Il faut un long temps de formation mais quand on a une base solide comme c’est le cas avec le master MPMDC, le temps d’apprentissage est réduit. On se spécialise ensuite dans un secteur spécifique du monde maritime : type de navire, type de produit, type de sinistre et l’on peut s’installer à son compte avec un bon niveau de reconnaissance dans la profession.